Comment ne pas ressentir une authentique admiration pour tous ses athlètes et les moments d’exception qu’ils nous ont parfois offerts? Au palmarès de la claque, le 100 mètres d’Usain Bolt restera longtemps gravé et pourvu qu’on apprenne jamais qu’il y avait aiguille sous roche! Malgré tout, malgré le sport, ces JO se terminent pour moi comme ils ont commencé, avec un goût amer. “Il fallait y être pour agir sur place”, voilà ce qu’on nous avait vendu depuis des mois. Nos journalistes allaient faire leur boulot critique et un léger souffle de contagion démocratique ne manquerait pas d’éventer les brumes pékinoises. On a vu! On a vu le drapeau olympique hissé par six militaires lors de la cérémonie d’ouverture, l’armée en uniforme dans une enceinte olympique, triste relent de 1936 et personne ou presque pour trouver ça au minimum maladroit en terme d’image pour le gouvernement de Pékin. On a surtout vu avec quelle constance les journalistes sur place ont oublié de nous parler de la Chine et des chinois. Les JO de Pékin resteront peut-être comme les premiers jeux virtuels, géographiquement et humainement virtuels. La rencontre du monde entier avec un peuple, pourquoi faire? Les épreuves sportives comme “gâteau sur la cerise”. Je viens de comprendre pourquoi Brossard était sponsor officiel de l’Equipe de France.





3 réponses jusqu'à présent ↓
De Tokyo // 25 août 2008 à 8:15 |
tres beau post… malheureusement!
Ponsky // 25 août 2008 à 1:01 |
Oui, très beau post : de la lucidité sans désenchantement, sur cet avalanche de médailles… et leur revers.
Comment ça ? Les Pappy Brossard sont fabriqués en Chine ??? Misère ! La médaille du sucrage nous serait elle passée sous les fraises ?
camilledg // 25 août 2008 à 11:05 |
Je travaillais pour les JO à la télévision de Radio-Can. Et non, ce n’est pas un gout amer. J’ai eu des frissons tout au long des compétitions.
Pour suivre ce que j’en ai pensé: http://www.camilledg.wordpress.com